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Qu'est ce que l'endométriose !

L'endométriose qu'est ce que c'est !

Il existe plusieurs formes d'endométriose. Dans la majorité des cas, l'endomètre se greffe sur l'ovaire et forme un kyste : c'est l'endométriose ovarienne. 

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

Concernant près d'une femme sur dix, l'endométriose se manifeste par de violentes douleurs pelviennes, des règles abondantes et peut même entraîner une infertilité. De nombreux autres symptômes peuvent y être associés. Malgré ses répercussions, cette maladie gynécologique est souvent sous-estimée. La plupart des patientes attendront entre 6 et 10 ans avant le bon diagnostic. ​​​​​​​

Symptômes de l'endométriose

Ils peuvent être multiples et liés à la localisation de la maladie, chroniques ou périodiques, ou totalement absents dans les formes asymptomatiques, et leur intensité n’est pas révélatrice de la gravité des lésions.

Règles douloureuses et abondantes, crampes pelviennes voire abdominales ou lombaires et même de la fatigue... l'endométriose est l'une des maladies gynécologiques les plus mystérieuses, mais également les plus mal diagnostiquées. Découvrez cette maladie trop souvent négligée. 

La douleur liée à l’endométriose peut être continue ou ponctuelle, fonction de la localisation des lésions et des adhérences. Liée au cycle, elle se manifeste souvent de manière plus aiguë au moment de l’ovulation ou des règles.

Diagnostic de l'endométriose

L’endométriose étant souvent diagnostiquée tardivement, il peut s’écouler 8 à 10 ans entre les premiers symptômes et la confirmation du diagnostic.

Le médecin traitant évalue la nature et l’importance des symptômes douloureux. En cas de besoin, il adresse sa patiente à un spécialiste en gynécologie ou gynécologie-obstétrique, qui l’examine à la recherche des signes évocateurs. Il arrive que ses observations soient tout à fait normales, sans que le diagnostic d’endométriose soit écarté pour autant.

Pour affiner son diagnostic, il peut alors prescrire certains examens complémentaires.

Pour poser le diagnostic et situer précisément le stade de la maladie, il est essentiel de pratiquer un bilan complet qui intègre à la fois un examen gynécologique (interrogatoire et toucher vaginal) et un examen radiologique réalisé par un spécialiste averti de la pathologie endométriostique" insiste le radiologue. Une échographie pelvienne endovaginale et une IRM pelvienne permettent de dresser un premier état des lieux. Mais un coloscanner et/ou une écho-endoscopie digestive réalisée sous anesthésie générale peuvent parfois compléter l'examen si une atteinte digestive est suspectée, pour évaluer au plus près les lésions et la profondeur de l'atteinte des organes.

Cette attitude maximaliste peut paraître excessive mais elle permet de situer précisément le stade de la maladie et de prendre la décision d'opérer ou non en fonction de l'étendue des lésions, de la réponse au traitement hormonal ou projets de procréation de la patiente.

L'évolution de l'endométriose

L’endométriose est une affection chronique qui se développe durant toute la période d’activité génitale de la femme. Ainsi, à chaque cycle menstruel, les lésions prolifèrent, saignent et laissent des cicatrices fibreuses.

Grâce au traitement , les symptômes s’atténuent et les lésions régressent. Dans tous les cas, l’endométriose diminue (et disparaît généralement) après la ménopause.

Des complications restent toutefois possibles, à savoir :

  • l’apparition d’adhérences ;
  • une infertilité (très fréquente). En général, elle se déclare dans les formes sévères d’endométriose, lorsque des lésions atteignent le péritoine, les ovaires ou les trompes de Fallope. Il est d’ailleurs fréquent que le bilan lié à une infertilité mette en évidence une endométriose.

Traitements

Il n’existe pas de traitements définitifs de l’endométriose, mais plus la maladie est diagnostiquée tôt, plus les traitements sont efficaces. Souvent, des médicaments analgésiques (acétaminophène, anti-inflammatoire) sont utilisés pour soulager les douleurs pelviennes. Comme pour les douleurs menstruelles, un bain chaud, une bouillotte ou un coussin chauffant peuvent apporter un certain soulagement.

Les traitements hormonaux peuvent aussi aider à soulager la douleur (pilule contraceptive, stérilet Minerva, Depo-Provera). Le Danazol, qui suscite une ménopause artificielle, entraîne un arrêt des menstruations chez la majorité des femmes et est aussi utilisé comme traitement de la douleur, comme les analogues de la Gn-RH.

Si les traitements de la douleur ne sont pas efficaces, il arrive que l’on fasse appel à la chirurgie. La chirurgie dite « conservatrice » conserve l’utérus et les ovaires, et s’adresse aux femmes qui désirent tomber enceintes. Elle consiste à retirer les excroissances endométriales, les tissus cicatriciels et les adhérences qui causent l’infertilité. Habituellement, la chirurgie peut s’effectuer par laparoscopie. Une petite incision est alors pratiquée à proximité du nombril, et un tube mince et flexible est inséré dans l’abdomen. Grâce à ce minuscule microscope, muni d’une lumière et équipé d’un courant électrique ou d’un laser, le chirurgien arrive à brûler les tissus indésirables. La plupart des patientes (de 70 % à 100 %) ressentent un soulagement immédiatement après la chirurgie, mais il arrive que la douleur réapparaisse, au fil des ans.

Dans les cas extrêmes, on aura recours à l'ablation de l'utérus (hystérectomie) et des ovaires.

Puisque les douleurs reliées à l’endométriose ont tendance à être plus vives pendant les règles, les femmes enceintes et ménopausées en seront également soulagées.

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