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Tout savoir sur les règles

 

Règles : la fin des idées reçues

 

De la méconnaissance et de l'incompréhension naissent bon nombre d'idées fausses, d'erreurs et de préjugés, des plus affligeants aux plus extravagants. Doctissimo revient sur ces croyances et vous permet d'y voir plus clair.

 

 

 

8 questions pour lever tous les tabous !

Les règles véhiculent de nos jours encore nombre de croyances. Combien d'histoires abracadabrantes n'a-t-on pas entendu à ce sujet ! Si nous ratons la mayonnaise ou que nous sommes d'une humeur de chien, c'est inévitablement parce que nous avons. nos règles. Un Vrai-Faux pour comprendre ce moment de la vie d'une femme et lever les tabous.

Les premières règles apparaissent vers 13 ans.

C'est Vrai : En France, l'âge moyen des premières règles est 13 ans. Apparaissant à la puberté, elles signent les premiers cycles ovulatoires. Dans de nombreux cas, les règles surviennent alors que la maturation physiologique du contrôle hormonal n'est pas terminée. Les cycles sont alors sans ovulation. Cela explique leur irrégularité. Cette période peut durer deux ans.

Les règles sont dues à une chute du taux d'hormones.

C'est Vrai : Les règles sont dues à une chute du taux d'hormones libérées par les ovaires, qui déclenche le détachement de la muqueuse utérine interne et l'écoulement sanguin. Les règles durent en moyenne cinq jours.

Les dysménorrhées sont une absence de règles.

C'est Faux : L'absence de règles est appelée aménorrhée. Dysménorrhée signifie règles douloureuses. C'est un motif fréquent de consultation. Elles ont très souvent une origine fonctionnelle et sont expliquées partiellement par des spasmes utérins et des phénomènes congestifs.

Un retard de règles, c'est pas grave !

C'est Faux : A moins que vous souhaitiez tomber enceinte, un retard de règle n'est pas anodin. Il faut donc toujours consulter son gynécologue afin d'éliminer une cause organique telle qu'une infection, une tumeur (bénigne ou maligne), des polypes, un fibrome, une endométriose.

Le traitement, s'il est nécessaire, est basé sur la pilule ou tout autre traitement hormonal régulant le cycle.

 

On ne peut pas faire l'amour pendant les règles

C'est Faux : L'écoulement de sang n'empêche nullement la pénétration sexuelle. Mais, il est C'est Vrai que certaines femmes refusent de faire l'amour, parce qu'elles se sentent sales. Pendant longtemps on a même cru que le coït pendant les règles risquait de faire naître un petit lépreux.

Il ne faut pas se baigner pendant les règles

C'est Faux : Nombreuses sont les jeunes filles qui ont "séché" le cours de piscine en prenant cette croyance pour prétexte ! Mais en réalité, rien ne l'interdit. La pose d'un tampon périodique permettra simplement de ne pas salir son maillot !

Des régimes trop stricts peuvent perturber le cycle et provoquer l'arrêt des règles.

C'est Vrai : Si les jeunes filles s'imposent des restrictions alimentaires excessives et perdent trop de poids, leurs règles deviennent irrégulières, puis finissent par s'arrêter. Pour le Pr. Bringer, chef du service d'endocrinologie au CHU de Montpellier, trois jours de régime strict suffisent déjà à désorganiser le cycle menstruel !

Une femme qui a ses règles rate la mayonnaise

C'est Faux : Cette croyance, comme tant d'autres, est directement liée à la soi-disant impureté de la femme réglée. Pêle-mêle et selon les régions françaises, on lui interdit de s'approcher des ruches (elle ferait tourner le miel), de faire des conserves ou de mettre du vin en bouteille (il deviendrait vinaigre), de préparer oeufs en neige, pâtisseries, crème et mayonnaise  (cela ne prendrait pas), de travailler dans une raffinerie (le sucre noircirait). Bien entendu toutes ces croyances ne reposent sur rien !

 

Idées reçues sur les règles

De la méconnaissance et de l'incompréhension naissent bon nombre d'idées fausses, d'erreurs et de préjugés, des plus affligeants aux plus extravagants. Petite sélection…

Le sang brun est sale

Quand le flux sanguin est relativement abondant, le sang est rouge vif. Il devient brun, voire noir, quand sa quantité est faible et qu'il séjourne alors plus longtemps dans la cavité utérine : il "vieillit". D'autre part, le sang, tant qu'il reste dans l'utérus, est parfaitement stérile.

La femme est "impure" pendant ses règles

C'est une croyance fort répandue chez les peuples primitifs. Les grandes religions la rapportent également : ainsi, l'Islam refuse aux femmes en cours de règles la pratique du culte, l'accès aux sanctuaires et le jeûne. Le Lévitique dit "quand une femme éprouve un flux, son flux étant du sang qui est en son corps, elle sera sept jours dans sa souillure". En Inde la femme devient, pendant ces quelques jours, intouchable.

Une femme qui a ses règles rate la mayonnaise

Cette croyance, comme tant d'autres, est directement liée à l'impureté de la femme réglée. Pêle-mêle et selon les régions françaises, on lui interdit de s'approcher des ruches (elle ferait tourner le miel), de faire des conserves ou de mettre du vin en bouteille (il deviendrait vinaigre), de préparer oeufs en neige, pâtisseries, crème et mayonnaise (cela ne prendrait pas), de travailler dans une raffinerie (le sucre noircirait)… Bien évidemment, ces croyances sont parfaitement fausses.

La femme qui a ses règles est d'une humeur de dogue

Généralement, malgré les possibles douleurs, la femme est plutôt, au contraire, soulagée par l'arrivée de ses règles ! Car les troubles du syndrome prémenstruel ou SPM (malaise, seins douloureux, ballonnements, anxiété, maux de tête, prise de poids, fatigue, déprime, etc.), débutent deux à dix jours avant les règles, et comme leur nom l'indique, cessent avec l'apparition du flux sanguin.

 

On ne peut pas faire l'amour pendant les règles

L'écoulement de sang n'empêche nullement la pénétration sexuelle. Toutefois, il est vrai que pendant ces jours, certaines femmes refusent de faire l'amour, parce qu'elles se sentent sales. De plus, la morale religieuse interdit les rapports sexuels en période de règles ("séparez-vous donc des femmes pendant les menstrues" recommande le Coran). Et pendant longtemps on a répété, en France, "c'est chose sale et bestiale que d'avoir affaire à une femme pendant qu'elle se purge" ! D'ailleurs on a longtemps cru que le coït pendant les règles risquait de faire naître un petit lépreux ! Dans le même esprit, on a longtemps pensé que les filles rousses avaient été conçues pendant les règles de leur génitrice !

Il ne faut pas se baigner pendant les règles

Nombreuses sont les jeunes filles qui ont joyeusement "séché" le cours de piscine en prenant cette croyance pour prétexte ! En réalité, rien ne l'interdit, et se baigner en piscine ne "coupera" pas les règles ni ne "figera le sang" comme on l'entend encore dire, et ne fera pas non plus mal au ventre. La pose d'un tampon périodique permettra simplement de ne pas souiller le maillot et l'eau !

Les jeunes filles qui mettent des tampons périodiques pendant leurs règles peuvent ne plus être vierges

L'hymen est cette petite membrane ouverte en son centre et placée entre les petites lèvres, sous l'orifice urinaire. Chez certaines jeunes filles, la pose d'un tampon est impossible avant d'avoir eu un rapport sexuel, parce que le "trou" de l'hymen est trop petit. Chez d'autres, au contraire, l'ouverture est suffisamment large pour permettre la mise en place d'un tampon.

Dans ce cas, le tampon une fois gonflé, va assouplir et agrandir l'orifice hyménéal, et faciliter le premier rapport sexuel. Mais cette modification de l'hymen ne s'appelle pas "perdre sa virginité".

Il serait dommage de résumer la virginité à la seule présence de l'hymen. Perdre sa virginité, c'est faire l'amour pour la première fois, et qu'on saigne ou pas, que l'ouverture de l'hymen soit agrandie par la pose régulière de tampons ou non n'a que peu d'importance

 

 

Quand les croyances ont la vie dure !

Le sang des règles a toujours été, dans les différentes sociétés, la source de comportements particuliers dus au fait qu'il s'agit d'un liquide lié aussi bien à la vie en général qu'à la féminité et à la fécondation. Jusqu'à nos jours, les attitudes irrationnelles, magiques ou superstitieuses, sont fréquentes.

Déjà la Bible

Dans la Bible, le sang des règles est une des causes qui rendent sales et nécessitent de se laver, de même que les écoulements dus aux maladies génitales, les crachats des malades, et les épanchements de sperme. Ces liquides sont liés à des maladies ou à l'activité génitale, ce qui fait que le sperme et le sang des règles, pourtant "naturels", sont considérés comme malsains. De plus, la religion glisse de la notion de "sale, nécessitant le lavage avant un acte religieux" à celle de "rendant impur pour un acte religieux", et la femme réglée finit par devenir une "femme impure" (Lévitique, chapitre 15). Le ton est donné.

Croyances scientifiques et populaires

Les médecins grecs de l'Antiquité pensaient que la femme, ayant un tempérament "humide", avait un corps qui produisait trop de liquides, et qu'il fallait cet écoulement régulier de sang superflu pour "équilibrer les humeurs". On raisonne encore comme cela avant la Révolution française : les règles sont appelées à cette époque "purgations" de la femme parce qu'elles purgent la femme des excédents accumulés. Au début du XXe siècle, un médecin parle encore d' "épuration de la femme".

Jusqu'à la Renaissance, certains médecins diront même que ce sang menstruel est un poison, le plus puissant ! Mais assez vite les médecins écrivent que les différents dégâts causés par les règles leur sont attribués à tort : ils refusent de cautionner la croyance que la présence d'une femme qui a ses règles fait mourir une vigne, rend un arbre stérile, fait aigrir le vin et rouiller le fer et l'acier ; provoque une fausse couche chez une femme enceinte ; rend stérile ; fait enrager un chien, rend un homme fou… Nous pouvons ajouter : fait tourner la mayonnaise, ou gâter les confitures !

De nos jours

En 1949, dans son célèbre ouvrage sur Le Deuxième sexe, Simone de Beauvoir raconte de nombreuses anecdotes au sujet des réactions aux premières règles, et l'ensemble est très négatif : "Chaque fois, la jeune fille retrouve le même dégoût devant cette odeur fade et croupie qui monte d'elle-même – odeur de marécage, de violettes fanées…" ; "un père, découvrant des serviettes tachées du sang de sa fille, provoque une scène terrible : pourquoi, lui, homme propre, était obligé de vivre parmi tant de femmes sales". Et le chapitre se conclut par : "l'adolescente découvre son sexe sous la figure d'une maladie impure et d'un crime obscur. Son infériorité […] s'est convertie en souillure et en faute. C'est blessée, honteuse, inquiète, coupable, qu'elle s'achemine vers l'avenir".

Il n'est pas du tout évident qu'en l'an 2000, nous soyons vraiment libérés des préjugés d'autrefois, et que les règles soient désormais intégrées positivement dans la féminité des femmes de tout âge.

 

Zoom sur les règles

Depuis leur apparition, les règles rythment la vie de toutes les femmes. Mais savez-vous réellement à quoi elles correspondent ? Après une petite leçon de physiologie, le gynécologue de Doctissimo passe en revue les principaux troubles.

Définition et physiologie

Les règles, ou menstruations, ou encore flux menstruel, sont un écoulement sanguin périodique. Elles proviennent de l’intérieur de l’utérus, plus précisément du renouvellement superficiel et périodique de la muqueuse utérine. Cette modification de la muqueuse utérine est la conséquence d’un changement hormonal en fin de cycle, changement marqué par une baisse des sécrétions d’oestrogène et de progestérone. Les règles ont lieu 14 jours après l’ovulation. En cas de grossesse, un corps jaune se développe sur l’ovaire qui a ovulé. Il continue à sécréter ces hormones à fortes doses et la muqueuse utérine reçoit alors une stimulation hormonale favorable à l’implantation de l’embryon.

Le volume des règles et leur durée varient beaucoup selon les femmes : en moyenne, entre 5 et 25 ml et de 2 à 6 jours, pour des cycles de 28 jours.

Premières règles

Les premières règles apparaissent à la puberté, signent les premiers cycles ovulatoires et correspondent à la ménarche. L’âge moyen en France est de 13 ans.

Dans de nombreux cas, la ménarche survient alors que la maturation physiologique du contrôle hormonal n’est pas terminé. Les cycles sont alors anovulatoires. Cela explique leur irrégularité et leur fréquente association à des troubles fonctionnels. Cette période peut durer deux ans.

Pathologies des règles

L’aménorrhée (ou l’absence de règles)

Ce symptôme peut caractériser de nombreuses situations normales ou pathologiques, fonctionnelles ou organiques. C’est tout d’abord un signe d’appel. Dans le cas de femmes en période d’activité génitale, on s’oriente vers la recherche de grossesses intra-utérines et extra-utérines. Au delà de 45-50 ans, une aménorrhée de 2 ans caractérise habituellement la ménopause.

Certains traitements peuvent entraîner une aménorrhée : c’est le cas parfois de pilules oestro-progestatives qui diminuent fortement l’épaisseur de la muqueuse utérine. L’absence de règles est également fréquente chez les femmes porteuses du stérilet Mirena®.

Idem pour celles qui se sont fait implanter un Implanon® (implant progestatif contraceptif) : pour les femmes de cette catégorie, une femme sur trois est concernée. Les analogues de la LH-RH - ou gonadolibérine - employés en particulier dans le traitement de l’endométriose, sont également en liste. Ils ont pour effet de bloquer l’ovulation et donc d’entraîner une aménorrhée. Enfin, de nombreux traitements non destinés à une pathologie gynécologique sont fréquemment en cause, les neuroleptiques ou les chimiothérapies notamment.

En dehors de ces situations physiologiques ou thérapeutiques, l’absence de règles peut être due à :

  • Une anovulation (ou absence d’ovulation). Ses causes fonctionnelles potentielles sont nombreuses – organiques, temporaires ou définitives. On peut citer la dystrophie ovarienne, les tumeurs hypophysaires et les maladies organiques graves, mais aussi la ménopause précoce, l’anorexie mentale, les traumatismes psychologiques majeurs, etc. Le traitement repose sur une stimulation de l’ovulation, un traitement hormonal substitutif ou la prise en charge de la maladie responsable.
  • Une insuffisance de la muqueuse utérine. Le cas le plus classique est la synéchie utérine. Elle correspond à un accolement des deux faces de l’utérus, classiquement à la suite d’une intervention endo-utérine. Le traitement est chirurgical.
  • Une sténose cervicale. Cette anomalie consiste en une obstruction acquise du col de l’utérus, en général consécutive à un acte chirurgical. Elle entraîne la rétention des menstruations dans la cavité utérine – d’où création d’une hématométrie - et l’apparition de douleurs périodiques. Le traitement est chirurgical.

Les dysménorrhées

Les dysménorrhées ou règles douloureuses sont des motifs fréquents de consultation. Elles ont très souvent une origine fonctionnelle (on parle de dysménorrhées essentielles) et sont expliquées partiellement par des spasmes utérins et des phénomènes congestifs. Les traitements proposés font alors appel à une contraception hormonale, à des antispasmodiques, des anti-inflammatoires, etc.

Ces dysménorrhées peuvent parfois traduire une pathologie organique. La plus fréquente d’entre elles est l’endométriose. Cette maladie acquise correspondant à des greffes anormales de muqueuse utérine (sur le péritoine abdominal, sur les ovaires, dans le muscle utérin lui-même) est encore mal expliquée. Outre ces troubles des règles, l’endométriose est une pathologie fréquemment retrouvée en cas de stérilité. Son traitement peut être médical (sous forme de progestatifs, analogues à la LH-RH...) ou chirurgical (avec destruction des lésions par laser, par électrocoagulation, exérèse totale, etc.).

Les troubles des règles

Les règles peuvent être anormales en terme de quantité ou de fréquence. L’oligoménorrhée caractérise ainsi des menstruations de trop faible quantité et la spanioménorrhée des règles espacées de plus de 45 jours. Ces deux symptômes peuvent être associés dans le cas de l’oligo-spanioménorrhée. Les causes possibles de ces troubles et les possibilités thérapeutiques se rapprochent de celles évoquées pour les aménorrhées.

Si, au contraire, les règles sont trop abondantes en durée ou en abondance, il s’agit de ménorragies. Ces saignements surviennent en dehors des règles. Ces troubles peuvent être liés à une lésion organique ou être d’origine fonctionnelle. Les causes organiques doivent toujours être recherchées et les fibromes utérins (ou myomes) sont alors fréquemment diagnostiqués. Leur traitement varie selon des paramètres tels que leur localisation dans l’utérus, leur nombre, leur taille et l’âge de la patiente. Parmi les solutions, on trouve les progestatifs, analogues à la LH-RH. On opte parfois pour :

  • Une intervention chirurgicale classique ;

  • Une intervention chirurgicale par voie coelioscopique ;

  • Une intervention chirurgicale radicale (ablation de l’utérus) ;

  • Une intervention chirurgicale conservatrice (exérèse du fibrome uniquement).

Les causes fonctionnelles sont très fréquentes et les ménorragies traduisent alors un trouble hormonal souvent en rapport avec un dysfonctionnement ovarien. Au niveau de l’utérus, cela peut se traduire par une augmentation de l’épaisseur de la muqueuse (hyperplasie) ou à l’inverse par une atrophie. Suivant les cas, le traitement est soit hormonal, sous forme d’apport d’oestrogènes ou d’un progestatif, soit chirurgical. Il s’agit dans ce dernier cas d’hystéroscopie avec curetage de l’endomètre; cette intervention est la première à ressortir à la fois du diagnostic et de la thérapie.

 

Les règles en 10 questions

De la puberté à la ménopause, les règles font partie de la vie des femmes. Mais que sait-on sur elles ? D'où vient ce sang ? Pourquoi sont-elles parfois douloureuses ? Dix questions pour mieux connaître ce phénomène naturel.

1 - D'où vient le sang des règles et quel volume perd-on ?

Les règles, encore appelées menstruations ou flux menstruel, sont un écoulement sanguin en provenance de l'utérus qui se produit régulièrement. Le volume qui s'écoule n'est pas - comme on pourrait en avoir la sensation - très important. Il peut varier, d'une femme à l'autre et d'un mois à l'autre, de 5 ml à 25 ml.

2 - A quoi servent les règles ?

Le sang qui s'écoule provient de la muqueuse utérine, plus précisément, de son renouvellement superficiel et périodique, conséquence d'un changement hormonal de fin de cycle. Un cycle peut être divisé en quatre phases distinctes. La première est appelée phase folliculaire. Durant cette période, des hormones - les oestrogènes - sont produites en quantité de plus en plus importante. Elles provoquent l'épaississement de la muqueuse utérine et une augmentation du nombre de ses vaisseaux sanguins. Pendant ce temps, un ovule présent dans l'un des ovaires est arrivé à maturité et est expulsé. C'est la phase appelée ovulation. L'ovule progresse dans la trompe de Fallope vers l'utérus qui est désormais prêt à l'accueillir. A ce moment-là, la quantité d'oestrogènes commence à diminuer dans le corps de la femme.

La troisième phase, nommée phase progestative (ou lutéale), débute. Elle se caractérise par le développement d'un corps jaune qui secrète une autre hormone, la progestérone. Celle-ci a également pour tâche de préparer l'utérus à l'implantation de l'oeuf, si l'ovule a été fécondé par un spermatozoïde. Pour cela, l'utérus est gorgé de sang, de tissus, de sucre, de protéines… Mais si l'ovule n'a pas été fécondé dans les jours qui suivent son passage dans la trompe, le taux de progestérone commence, lui aussi, à baisser. L'ovule non fécondé finit par se dissoudre et le surplus de paroi utérine se détache. L'ensemble est alors évacué sous forme de "sang" vers l'extérieur, en passant par le col de l'utérus et le vagin. C'est la quatrième phase : la période des règles ou phase menstruelle.

3 - A quelle période se situent les règles par rapport au moment où l'ovule peut être fécondé ?

Le premier jour du cycle de la femme correspond au premier jour des règles. Et le dernier jour à celui qui précède les règles suivantes. Quel que soit le nombre de jours entre deux menstruations, les règles arrivent toujours quatorze jours après l'ovulation. En revanche, la durée avant l'ovulation varie.

4 - Quelle est la fréquence des règles et combien de temps durent-elles ?

Il peut y avoir autant de cycles qu'il y a de femmes. On considère que le cycle peut varier de 20 à 40 jours (après 45 jours, on parle de spanioménorrhée). Pour la majorité des femmes, il est de 26 à 34 jours et, pour un tiers d'entre elles, de 28 jours. La durée est également différente selon les femmes et les mois ; elle est, en moyenne, de 2 à 7 jours.

5 - Pourquoi a-t-on mal juste avant et pendant les règles ?

On appelle dysménorrhées des règles douloureuses. Le plus souvent, les douleurs surviennent avant et pendant les premiers jours des règles - surtout le premier jour - durant lesquels certaines femmes souffrent de crampes au niveau du bas-ventre. Ces douleurs sont le fait des muscles de l'utérus qui se contractent pour expulser l'ovule non fécondé ainsi que les cellules et le sang de l'endomètre (paroi utérine) qui ont servi à le nourrir. Une activité physique régulière aide à réduire les crampes. Un bain chaud ou une bouillotte, placée sur le ventre ou dans le dos, décontracte les muscles. Certains médicaments diminuent la douleur.

Néanmoins, les dysménorrhées peuvent avoir pour origine une pathologie organique. Prenez conseil auprès de votre médecin.

6 - Doit-on s'inquiéter si l'on a du retard dans ses règles ?

L'absence de règles (aménorrhée) peut avoir plusieurs origines. Mais il faut penser à une grossesse.

Lorsqu'on est jeune et que l'on vient d'être réglée (en France, l'âge moyen est de 13 ans), il se peut que les menstruations soient irrégulières. C'est normal, car les cycles sont encore anovulatoires (sans ovulation), la maturation physiologique du contrôle hormonal n'étant pas achevée. Cette période peut durer deux ans. Après 45-50 ans, une aménorrhée de deux ans doit faire penser à la ménopause.

L'aménorrhée a de multiples causes, qui vont d'une anomalie de la muqueuse utérine à un traumatisme psychologique important en passant par la prise de certains traitements ou médicaments, l'anorexie…

Dans tous les cas, le plus sage est de consulter un médecin.

7 - A partir de quel âge peut-on utiliser des tampons périodiques ?

Contrairement aux idées reçues, il est possible d'utiliser des tampons périodiques quelque soit son âge, et même si on est vierge. L'essentiel est de le mettre correctement et de le changer toutes les quatre heures environ. Et de ne pas l'oublier ! Un tampon oublié peut être à l'origine d'infections vaginales.

8 - A-t-on ses règles lorsqu'on est enceinte ?

Non. En revanche, il peut arriver qu'une femme enceinte ait des saignements. Dans ce cas, il s'agit d'écoulements sanguins et non des menstruations. Mieux vaut consulter un médecin !

9 - Les règles modifient-elles l'humeur ?

Des modifications de l'humeur peuvent apparaître plusieurs jours avant le début des règles. Certaines femmes en souffrent - à divers degrés -, d'autres non. Ces perturbations font partie d'un ensemble de symptômes appelés syndrome prémenstruel. On y trouve de l'irritabilité, de la tristesse, des difficultés à se concentrer ; mais aussi des maux de tête, des nausées, … De la même façon, juste avant les règles, le corps à tendance à retenir l'eau. Voilà pourquoi on se sent gonflée et que les seins sont tendus et sensibles.

10 - Peut-on faire l'amour et du sport quand on a ses règles ?

Bien sûr, on peut faire l'amour pendant les menstruations. Mais il faut savoir que certaines femmes ayant un cycle irrégulier de 14 jours ovulent durant leurs règles. Il leur faut donc prendre des précautions pour que l'oeuf ne soit pas fécondé. Il en est de même pour le sport. Au contraire même ; plus une femme est active moins elle a de risques de souffrir de dysménorrhées. Une observation toutefois : il faut préférer le tampon à la serviette périodique si l'on veut pratiquer la natation.

Source : Doctissimo

 

 

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