Bébé & moi le site de la femme enceinte et du bébé
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Il retire toujours sa casquette

Il retire toujours sa casquette

Impossible de lui faire garder un chapeau sur la tête plus de 5 minutes.

Pas question pourtant de céder, cet accessoire est tout aussi indispensable que la crème solaire.

 Petits et grands ont fait une bonne sieste après le déjeuner. La pelle, le seau et le goûter sont dans le sac, tout le monde est prêt. Direction la plage ! Tout le monde, à l'exception d'Aurélien, qui refuse obstinément de mettre son bob. C'est la première petite anicroche des vacances. Ça n'a rien de si terrible, tout de même ! Sa réaction surprend d’autant plus ses parents que leurs neveux Maxime et Antoine arborent fièrement casquettes et lunettes de soleil. Mais voilà, votre petit garçon a 18 mois, et à cet âge, son refus est un grand classique. D’ailleurs, ses cousins sont très certainement aussi passés par là.

Une vraie contrainte

Pourtant, dans l’absolu, être obligé de porter un chapeau, ce n'est pas bien méchant. Qu’il refuse parfois d’aller se coucher quand il y a des invités ou de descendre du manège pour rentrer à la maison, même si ça ne nous empêche pas de tenir bon, on peut le comprendre. Quand on s’amuse, ce n'est jamais agréable de devoir revenir à des activités plus calmes. Mais là, il ne s’agit que d’un bob ! Et pourtant, si on insiste, son énervement et ses cris peuvent rapidement atteindre la même intensité qu’à l'heure, certains soirs, de quitter le bac à sable. Pour le psychologue et psychothérapeute Didier Pleux, cela n’a rien d’étonnant. « Même si la gêne est minime, elle va à l'encontre du principe de plaisir sur lequel fonctionnent en permanence les jeunes enfants. » Ces réactions excessives s'expliquent d’autant mieux que l’été rime habituellement avec plus de liberté. Finies les séances interminables d’habillage, oubliés chaussures, chaussettes, manteau, gants et bonnet... Une couche, un short et un tee-shirt, on est prêt en 5 minutes. Quand on a le droit de crapahuter avec bonheur pieds nus dans l’herbe et le sable, devoir garder un chapeau sur la tête semble soudain pour certains une véritable contrainte ! Et puisqu’ils ont fait de sacrés progrès sur le plan psychomoteur, leurs mains sont devenues très habiles, ils ont vite fait d’envoyer valser l’importun.

 Rester ferme, mais diplomate

Au fond, refuser de mettre son bob, c'est une illustration parmi tant d’autres de cette fameuse phase d'opposition. Durant quelques mois, votre entant va pour un oui ou un non vous dire systématiquement ... non. C'est sa façon à lui de grandir, de trouver sa place et de construire sa personnalité. Dans certains cas, mieux vaut parfois se contenter de détourner son attention du motif de sa colère, sinon les journées ont vite fait de prendre des allures d’affrontement permanent. Mais il y a des points sur lesquels il n’a pas son mot à dire, et sa sécurité en fait partie. Lui faire porter un chapeau, c’est le mettre à l’abri du coup de chaleur et protéger sa peau et ses yeux, particulièrement fragiles, du soleil. « Ces dangers, il n’en a pas encore conscience, rappelle Didier Pleux. Qu’il cherche à tester son environnement et que le passage progressif du principe de plaisir vers le principe de réalité se fasse parfois dans les cris et les larmes, c’est normal aussi. » Mais pas question de négocier pour autant. Sans vous fâcher, expliquez avec des mots simples pourquoi c’est important d’avoir un chapeau : le soleil brûle la peau, un peu comme le four ou la casserole, s’il ne met rien, il va avoir mal à la tête. Vous montrez ferme n'empêche pas la diplomatie. Dites-lui : « Ce n’est pas parce que tu es petit que tu dois porter un chapeau. Regarde, tout le monde le fait, on y est obligé si on ne veut pas attraper de coup de soleil. Et comme je t’aime, je veux que toi aussi tu sois bien protégé. » Il ne veut toujours rien entendre ? Alors tout le monde reste à la maison. Certes votre programme de l’après-midi tombe un peu à l’eau. Mais rien ne vous empêche dans une heure le proposer une autre sortie. Et nul doute, cette fois, qu’il y mettra plus de bonne volonté.

Choisir le bon modèle

Bien entendu, il sera d'autant plus facile de faire accepter à votre enfant un couvre-chef si celui est le plus confortable et léger possible. Au moment de l’essayage, attention aux étiquettes mal placées qui peuvent l’irriter, aux élastiques qui cisaillent le menton, aux modèles trop serrés. Laissez votre enfant choisir la couleur, il se montrera d’autant plus coopératif. Tant que le tissu n’est pas trop épais — les très jeunes enfants transpirent facilement de la tête — et que les bords sont suffisamment larges pour bien protéger ses yeux, ses oreilles et sa nuque, de nombreux modèles font l’affaire. Et une fois dénichée la perle rare, achetez-la en double exemplaire, comme le doudou au cas où il parviendrait à le semer à votre insu. Vous verrez, bientôt, il ne voudra plus le quitter !

 Astuce de maman

« Je lui laisse porter son chapeau à l'envers, en espérant que cette lubie va lui passer sans trop tarder ! Ce n'est vraiment pas joli, ces coutures à l'extérieur, mais je me demande justement si ce n'est pas ça qui grattait et gênait Victoire. Ou alors, ce n'est ni plus ni moins qu'un caprice auquel j'ai à moitié cédé... Mais tant pis, j'en avais assez de me fâcher à chaque sortie ! Et au moins, sa tête est bien protégée, c'est l'essentiel. » Sarah, Lille.

 Des infos en +

  • « Avant 11 heures et après 17 heures, les rayons du soleil sont obliques, donc moins nocifs pour le bébé, qui doit malgré tout sortir tête couverte.
  • « S'il est très utile, le parasol est loin de suffire. Même si vous avez l'impression que le bébé est à l'ombre, des UV parviennent à filtrer à travers la toile. Le sable blanc et sec réfléchit près de 20 % des rayons solaires sur sa peau.
  • « Les nuages laissent passer la quasi- totalité des UV. Pas question de faire l'impasse sur une bonne protection sous prétexte que le temps est couvert.

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