Bébé & moi le site de la femme enceinte et du bébé
Bébé & moi le site de la femme enceinte et du bébé

Allergies Alimentaires

Allergies

La recrudescence des allergies alimentaires
Les adultes et les enfants apparaissent inégaux devant l'allergie alimentaire. Si seulement 3,5 % des adultes y sont sujets, près de 10 % des enfants sont concernés.
 
Allergies alimentaires : tous les moyens pour limiter les risques
Pour certains enfants, le moindre contact avec le lait, l'arachide ou le poisson peut déclencher une crise d'urticaire, de l'eczéma ou un choc grave. En cinq ans, le nombre de cas a doublé ! Dépistage, traitement, prévention.
 
Déceler l'allergie alimentaire
Les allergies alimentaires constituent un problème majeur. Et les consultations dans les services d'urgence à l'hôpital ne cessent d'augmenter. 5 à 8 % des enfants âgés de 3 mois à 15 ans souffriraient d'allergies alimentaires. Elles seraient d'origine héréditaire dans 70 % des cas. Les aliments le plus souvent mis en cause : le blanc d'œuf, l'arachide - sous toutes ses formes, y compris la cacahuète -, le lait de vache, le poisson, etc.

Les symptômes
Les principaux symptômes de l'allergie alimentaire sont d'ordre cutané, comme pour l'urticaire. Le tout-petit souffre de démangeaisons et de brûlures. Des petites lésions (ne laissant aucune cicatrice) apparaissent sur la peau. L'ingestion de l'aliment (ou allergène) responsable de l'allergie peut également provoquer un œdème de Quincke (gonflement généralisé), ou une forme d'urticaire géante. Autre symptôme : la dermatite atopique, une forme d'eczéma déclenchée chez un enfant dont les parents sont souvent eux-mêmes allergiques. Mais le signe clinique le plus grave reste le choc anaphylactique, mortel dans certains cas : il se traduit par une baisse de tension et peut aller jusqu'à un arrêt cardiaque.

Ce sont les délais dans lesquels apparaissent ces différents symptômes qui doivent alerter les parents. Si l'enfant fait une crise d'urticaire moins d'une heure après avoir mangé, ou bien si un eczéma se déclenche 24 heures après, il faut absolument consulter. En cas de choc anaphylactique, il n'y a pas de temps à perdre : il faut partir immédiatement aux urgences. Et lorsque les crises se répètent, elles se déclenchent chaque fois plus vite et sous des formes de plus en plus graves.

L'allergie alimentaire est parfois difficile à déceler
Elle peut apparaître sans la moindre anomalie cutanée, surtout chez le nourrisson. Les symptômes se traduisent alors par de simples troubles digestifs, comme des diarrhées, des constipations chroniques ou des vomissements. De plus, les signes cliniques tels l'urticaire, l'eczéma ou les maladies digestives peuvent révéler une banale intoxication passagère, ou une légère intolérance. Celle-ci est une réaction de l'organisme contre un aliment... Rien à voir avec l'allergie qui, elle, concerne le système immunitaire. Dans tous les cas, il est impératif de consulter un généraliste ou un pédiatre, qui vous orientera, si besoin, vers un allergologue.
 
L'allergie aux protéines de lait de vache
Cette allergie qui touche 3 à 6 % des enfants de moins de deux ans est un vrai casse-tête pour les parents.
 
Un diagnostic difficile à poser
L'allergie aux protéines de lait de vache (APLV) est un vrai casse-tête ! En effet, elle peut se manifester par des régurgitations, des vomissements, des douleurs abdominales, des diarrhées, des pleurs intempestifs, ou encore des otites à répétition… autant dire que le diagnostic est très difficile à poser puisque les symptômes correspondent aux maladies les plus courantes de nos tout-petits.

Comme si cela ne suffisait pas, l'APLV est très particulière. En effet, toute allergie se traduit par la production, par l'organisme, d'anticorps spécifiques appelés IgE (immunoglobulines E). Il suffit de faire une prise de sang pour s'assurer de leur présence et confirmer le diagnostic. Sauf que l'allergie aux protéines de lait de vache, dans 80 % des cas chez les moins de 1 an, ne s'accompagne pas de production d'IgE. Seule l'éviction du lait de vache peut confirmer le diagnostic. Il est donc important de consulter le pédiatre puisque lui seul peut prendre la décision de supprimer le lait de vache et prescrire des hydrolysats poussés de protéines (un lait dont les protéines sont très fragmentées et plus digestes pour le petit allergique).
 
Bon à savoir
Les laits de jument, d'amande et de chèvre ne sont pas adaptés aux besoins nutritionnels des enfants. Quant au lait de soja, plus riche que les précédents, il est déconseillé car les enfants allergiques aux protéines de lait de vache le sont aussi souvent à cette légumineuse. De plus, celle-ci contient des phyto-œstrogènes qui pourraient avoir un effet nocif sur l'organisme des tout-petits : l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande donc de ne pas utiliser les laits de soja chez les moins de 3 ans.
 
Les signes qui doivent alerter
Dans 80 % des cas, les bébés allergiques aux protéines de lait de vache souffrent d'eczéma, appelé aussi dermatite atopique. Ce sont des plaques de peau sèche localisées à différents endroits du corps. Dans les cas les plus sévères, il existe des lésions cutanées au niveau du visage, des plis du coude ou sur les bras. L'enfant se gratte, la peau suinte… jusqu'à l'apparition de croûtes. Mais les allergies alimentaires se traduisent aussi par des vomissements, des diarrhées ou des coliques. Des manifestations tellement courantes chez les enfants que l'on ne pense pas forcément à une allergie ! Si ces symptômes se répètent ou résistent au traitement du pédiatre, il vaut mieux prendre conseil auprès d'un allergologue.
 
Le diagnostic
Avant de supprimer complètement le lait de vache ou les œufs de l'alimentation de votre enfant, consultez un spécialiste pour en avoir le cœur net. L'allergologue cherche d'abord à connaître les antécédents familiaux. Puis il passe aux prick-tests, des tests cutanés indolores : il dépose une goutte d'allergène sur la peau puis la pique pour que la substance pénètre dans l'organisme. Un gonflement ou une rougeur apparaissent quinze minutes après ? L'allergologue diagnostique une allergie. Il peut aussi demander une prise de sang, afin de détecter la présence d'IgE, ces anticorps spécifiques de la maladie. Enfin, il a parfois recours au test de provocation orale pour connaître le degré de sensibilité à l'allergène : pour cela, il en dépose une petite quantité sur les lèvres et observe l'apparition d'un gonflement. Cela lui permet d'affiner son diagnostic.
 
Le traitement
Face à l'eczéma, le médecin commence par prescrire des antiseptiques en application locale, pour lutter contre la sécheresse de la peau. Si cela ne suffit pas, il passe à la cortisone pour soigner l'inflammation. Des émollients sont également prescrits afin de maintenir une bonne hydratation. En cas d'urticaire, la cortisone et les antihistaminiques constituent le traitement de base. Ces derniers bloquent l'action de l'histamine responsable de la réaction allergique.
 
L'éviction
C'est le médecin qui décidera de supprimer l'aliment en cause. En cas d'allergie aux protéines de lait de vache, il vous prescrira des hydrolysats de protéine, en vente en pharmacies et remboursés par la Sécurité sociale. Ce sont des laits de substitution dans lesquels les protéines ont été fragmentées pour diminuer le risque de réaction allergique. Malheureusement, quelques enfants n'en aiment pas le goût. On peut incorporer un peu de sucre au début, puis en diminuer progressivement les quantités. Le lait de vache peut être réintroduit au bout d'un an, ou dix-huit mois en fonction du résultat des examens. Quant à l'œuf, il sera aussi supprimé de l'alimentation. Certains le supportent à l'état de traces, d'autres pas du tout. L'œuf et l'arachide sont réintroduits seulement lorsque les examens prouvent que l'allergie a disparu. Un conseil : contactez les associations de patients, comme l'Association française pour la prévention des allergies (Afpral). Vous apprendrez à lire les étiquettes, à repérer les allergènes masqués et à concocter de bons petits plats à votre enfant.
 
Gare aux allergies alimentaires
Quand l'un des parents et/ou un frère ou une sœur souffrent d'allergie, qu'elle soit ou non alimentaire (asthme ou urticaire), le lait infantile (en l'absence ou en complément de l'allaitement maternel) doit être hypoallergénique jusqu'à 6 mois au moins, où débute la diversification alimentaire. Pour l'œuf et le poisson, mieux vaut alors attendre un an ; l'introduction des aliments à fort pouvoir allergénique (kiwi, céleri, crustacés notamment) sont aussi déconseillés avant un 1 an. Oubliez encore les produits contenant de l'arachide ou des fruits à coque jusqu'à 3 ans révolus. Et même 5 ans pour les fruits à coques entiers, en raison du risque de fausse route cette fois.
 
Vous avez dit intolérance au gluten ?
L'intolérance au gluten est également appelée maladie coeliaque. Son origine est méconnue, mais il s'agit certainement d'une réaction immunitaire plutôt que d'une réelle intolérance. Le point sur la maladie, ses causes et son traitement
La cause de cette maladie plus rare que l'intolérance aux protides du lait de vache est inconnue. Elle est particulièrement fréquente dans les pays du Maghreb. En Europe, l'incidence des nouveaux cas varie de 1/600 en Irlande (Golway) à 1/4000 en France. On pense qu'il s’agit d’une perturbation d'ordre immunologique de la muqueuse intestinale vis-à-vis du gluten. Les nourrissons sont sensibles à la "gliadine" qui est une protéine contenue dans le blé, l'orge, l'avoine et le seigle. Il semblerait que des quantités modérées d’avoine ne soient pas nocives. Seuls, le riz, le maïs et le soja sont bien tolérés. Avec la mucoviscidose, la maladie coeliaque est la cause la plus fréquente de malabsorption chez l'enfant.
 
Le début des troubles cliniques
Il se situe dans les semaines ou les mois qui suivent la diversification et l'introduction des farines 2° âge contenant du gluten. La cassure de la courbe de poids (puis de la courbe de taille) est souvent le signe le plus précoce. Des troubles du caractère et des perturbations digestives sont les autres symptômes. Le nourrisson devient en effet triste, apathique ou hostile. L'appétit est souvent conservé et rassure à tort. Les selles sont volumineuses, fétides, molles, pâteuses et luisantes. Des vomissements, un ballonnement abdominal sont parfois associés chez un nourrisson aux membres grêles
 
Le traitement
Il repose sur l'éviction totale du gluten grâce à un régime strict. En l'absence de traitement, le syndrome de malabsorption s'intensifierait et mènerait à un tableau de grande malnutrition. Après deux ans d'un régime bien conduit, on peut tenter de réintroduire le gluten en jugeant de sa tolérance par une nouvelle biopsie intestinale

 

LES LIVRES POUR PARENTS :
  • Mes petits plats pour bébés allergiques
    "De 6 mois à 3 ans"
    Véronique Olivier, Philippe Auriol
    Ed. Solar, mars 2008
    22 euros
  • Les enfants et l’allergie au lait de vache
    "La comprendre et vivre avec..."
    Aude Bidard de la Noë, Anne-Marie de la Noë
    Ed. Dauphin, coll. Guide pratique, 2007
  • Allergique et gourmand
    Ed. Afpral , 2002
    25 euros
  • Les allergies alimentaires de l’enfant et de l’adulte
    Denise Moneret-Vautrin, Gisèle Kanny, Martine Morisset
    Ed. Masson, 2006
    29 euros
  • Bien nourrir mon enfant
    Jean-Pierre Chouraqui et al.
    Ed. Télémaque, coll. Guides Top Santé, 2005
  • De la tétée à la cuillère
    "Bien nourrir mon enfant de 0 à 1 an"
    Linda Benabdesselam et al.
    Ed. Hôpital Sainte-Justine, 2004 
  • Les allergies de l’enfant
    "Les prévenir et les combattre"
    Etienne Bidat, Christelle Loigerot
    Ed. Milan, coll. Du côté des parents, 2003
    15 euros
  • Allergies alimentaires et restauration scolaire
    "Guide pour l’accueil en restauration collective
    des enfants porteurs d’allergies ou d’intolérances alimentaires"
    Ed. Association Française pour la PRévention des Allergies (AFPRAL), 2007
  • Sans lait et sans oeufs
    Valérie Cupillard
    Ed. La Plage, 2003
    13 euros
  • Sans gluten naturellement
    Valérie Cupillard
    Ed. La Plage, 2002
    11 euros
  • Les allergies alimentaires de l’enfant
    "106 recettes faciles à préparer"
    Fabienne Rancé, Sylvie Lebon-Soliveres, Sylviane Bermond
    Ed. Milan, 2003
    13 euros

 

Livres pour enfants :
  • SOS allergies
    Angèle Delaunois, François Thisdale (ill.)
    Ed. L’Isatis, coll. Ombilic, 2005
    Disponible à la librairie du Québec
    30, rue Gay-Lussac - 75005 Paris
    Tél. : 01 43 54 49 02 - Fax : 01 43 54 39 15
    9 euros
    • Qu’est-ce qu’une allergie ? Que se passe-t-il quand on souffre d’allergies ? Le professeur Ombilic répond clairement et simplement à toutes ces questions. Une façon amusante d’informer les enfants sur un sujet sérieux.
  • Allergiques comme Clara !
    Pakita, J.-P. Chabot
    Ed. Rageot, coll. L’Ecole d’Agathe, 2004
    • Avec Clara, Agathe et ses copains découvrent les allergies dont peuvent souffrir les enfants. Cette histoire tendre et souriante dédramatise les maladies allergiques, rappelle les bons gestes à effectuer pour prévenir "l’accident" et met l’accent sur la solidarité des enfants.
  • Les Œufs n’aiment pas Margaux
    "Margaux a une allergie alimentaire"
    Martine Hervé-Guillot, Nadia Lahlou, Pascale Collange (ill.)
    Ed. Medi-Text, coll. P’tits boudoux et santé, 2002
    4,50 euros
    • L’allergie alimentaire est en augmentation constante, comme toutes les allergies actuellement. Le but de cet ouvrage est d’expliquer très simplement aux enfants allergiques et à leurs parents ce qu’est leur différence, quels problèmes ils vont rencontrer et quel est leur avenir. Il tente aussi de présenter la meilleure prise en charge pratique possible pour donner à ces enfants ayant une allergie alimentaire une vraie autonomie

 

Adresses utiles :
  • Association Française pour la PRévention des ALlergies (AFPRAL)
    Technocentre - Case postale 221
    26, quai Carnot - 92212 Saint-Cloud Cedex
    Tél. : 01 49 11 38 88
    Email : afpral@prevention-allergies.asso.fr
    Association dont l’objectif est de contribuer à mieux informer le public sur les allergies et les moyens de les prévenir, et d’aider par des actions auprès des pouvoirs publics à une meilleure prise en compte des allergies dans la vie quotidienne.
  • Association Française Des Intolérants Au Gluten (AFDIAG)
    15, rue d’Hauteville - 75010 Paris
    Tél. : 01 56 08 08 22 - Fax : 01 56 08 08 42
    Association ayant pour but d’informer les familles et de leur permettre d’échanger mais aussi d’intervenir auprès des pouvoirs publics, notamment pour favoriser l’intégration des enfants dans les cantines scolaires. Calendrier des rencontres, marches, ateliers et recettes sans gluten.
  • Asthme & Allergies
    3, rue de l’amiral Hamelin - 75116 Paris
    Infos service N° Vert : 0 800 19 20 21 (appel gratuit)
    Que vous soyez asthmatique, parent d’enfant asthmatique, médecin ou professionnel de santé, cette association vous apporte informations et soutien : brochures gratuites, bande dessinée, journal Asthmes & Allergies Infos , aide aux associations de patients...

 

Sites web :
  • Allergique.org
    "Le journal des allergies"
    Vous y trouverez notamment des recettes pour les allergiques (rubrique "Pratique/Astuces").
  • Mamantoine
    Forum destiné à partager des recettes entre parents.
 

Source : les maternelles

Filtré par :

Votre avis nous intéresse :